Frédéric AURIER – La Bourrée

Pour quatuor et orchestre à cordes

Créé le 23 novembre 2016
avec l’orchestre à cordes du conservatoire d’Istres

Commande du Quatuor Béla


 

Note d’intention

« Cette pièce se concentre, s’acharne dirais-je même, sur la bourrée à trois temps d’Auvergne.
Tous les éléments de cette danse sont analysés, récupérés, et poussés à leur paroxysme, pour donner une folie, heureusement passagère, et je l’espère pleine de force et de vie. Ainsi les mélodies, avec leur tournures souvent idiomatiques qui les rend si homogènes et permet de glisser parfois d’une bourrée à l’autre sans que l’on s’en aperçoive.
Le rythme trépidant et entêtant, et surtout tournoyant (car c’est le propre du ternaire), conduisant aux portes de la transe (si si…) Les pieds qui se mettent à frapper malgré eux…beaucoup de contes disent que les meilleurs musiciens ne vous laissaient pas le choix d’entrer dans la danse ou non: même les chaises et les tables tournaient sur la piste!

L’énergie de l’instrument enfin, et tout ce que les archets permettent d’insuffler de dynamique, de coulé de sonorités « annexes »: grattements, frottements, sifflements, qui ne font pas partie à priori de la mélodie, mais qui définissent finalement le style du musicien et de sa musique.

Lorsque les musiciens traditionnels se rencontrent et commencent à jouer ensemble, les bourrées se succèdent généralement de plus en plus vite, chacun y allant de sa version inédite ou de son ornementation singulière.
« _Et celle-là tu la connais?
_Ah mais ça me rappelle cette autre… »

Bien malin alors qui pourrait se souvenir d’une seule des mélodies qui ont été jouées à ce moment-là… » F. Aurier