Les Terres Fertiles, écho du concert aux Musiques Démesurées


Dans Bachtrack, retour sur les créations de Robert Pascal et de Jeremias Iturra, Ligeti et nos chères Musiques à Danser !

(…) Les Terres fertiles de Robert Pascal (…) Cette création initie un tellurisme ouvert sur l’attente d’une révélation qui se dérobe pour mieux éclater au grand jour. Une lecture inquiète dans ses respirations impromptues jusqu’à l’improbable. Un rythme qui s’étire et s’étonne en sifflements et halètements confondus sur d’impatients ostinatos, sur des Terres de contrastes et d’insistances, en quête d’horizons en constante mutation.

La recherche d’effets singuliers apparaît plus manifeste chez Jeremias Iturra. Les interprètes la situent plus explicitement dans la saturation du geste et sa posture sonore. L’insistance du trait soutenue par de brusques tensions vient en négatif de légères esquisses. Hypergraphie emprunte des parcours confrontés, sans complémentarité apparente, au contraire d’un Ligeti. Œuvre en rupture, œuvre d’extériorisation et d’extravertissements quand les précédentes affirmaient une « nécessité intérieure » selon le principe d’un Kandinsky. Ce qui fait de cette création mondiale une page aux accents explicitement graphiques et lui confère une visibilité et une plasticité sans détour, que confirme un final exacerbé et virtuose.

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