Moriba Koïta

Moriba Koïta, grand griot Malien, joueur de n’goni est le digne représentant d’une culture où la musique, sans laquelle rien ne se fait, est aussi vitale que manger, draguer, regarder le ciel ou partir au boulot.

QBéla_Photo_Moriba Koïta par hélène Bozzi

Moriba vient du village de Kenenkoun, dans la région de Koulikoro à 55 km de Bamako, Il est issu d’une grande famille de griots. Dès l’âge de 4 ans, son père lui a enseigné le tama (percussion d’aisselle), puis le n’goni, deux intruments majeurs dans la famille des griots. Descendant d’une grande famille de griots maliens, Moriba Koïta est originaire du village de Kenenkoun, dans la région de Koulikoro à 55 km de Bamako. Moriba Koïta apprend auprès de son père et dès l’âge de quatre ans, le tama (percussion d’aisselle), puis le n’goni, deux intruments majeurs dans la famille des griots.

Il a été sélectionné par le Ministère des Arts et de la Culture pour intégrer l’Ensemble Instrumental National du Mali où il a joué pendant 12 ans. Sa maîtrise du n’goni Ba (n’goni basse) comme du n’goni Micin (n’goni aigu) lui vaudra, par la suite, d’être sollicité par toutes les grandes vedettes du Mali : Salif Keïta, les deux Fanta Damba, Kassé Mady Diabaté, Oumou Kouyaté, Amy Koïta, Nahawa Doumbia, Kandia Kouyaté

Il a enregistré pour Manu Dibango, Mory Kante, Salif Keïta, Nayanka Bell, Sekouba Bambino Diabaté, Cheick Tidiane Seck & Hank Jones, Dee Dee Bridgewater, Youssou Ndour et d’innombrables cassettes.

À Paris, il a fondé le grand ensemble mandingue Mandé Foli qui rassemblait la danse, les chants, et tous les instruments traditionnels du Mali, puis le groupe traditionnel Sorotoumou, avec lequel il a enregistré son premier album, Sorotoumou. Il se produit également en solo, racontant les joies et les peines de la vie quotidienne, les hauts faits de l’histoire Bambara, ou la toute-puissance de Dieu.

Il a joué et enregistré avec les griottes Mamani Keita et Oumou Kouyaté, on l’a croisé aussi parfois avec le groupe Moriarty.

Le 22 septembre 2016, il nous a quitté.

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« Moriba Koïta sait magnifiquement reproduire les inflexions de la voix humaine lorsqu’il joue de cette guitare maure et peuhle (…). De murmures malicieux en rêveries romantiques, de volubiles emballements en véhéments galops, ces luxuriances d’un autre âge nous transportent ». Eliane Azoulay, Télérama

Discographie

Moriba Koïta, Sorotoumou, 1997 – Cobalt
Hank Jones meets Check Tidiane Seck, Sarala, 1995 – Verve
Amy Koita, Songs Of Praise – Stern’s Records
Mamani Keita Yelema, by Nicolas Repac 2006 No Format/Universal Jazz
Dee Dee Bridgewater, Red Earth, 2006 Emarcy
Jean-Jacques Avenel, Waraba, 2004 Songlines

Photographies : Hélène Bozzi