Elise Caron:  » Je ne vois pas pourquoi on jouerait quand on est enfant, et pas quand on est adulte »

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« Je ne sais pas parler de moi, c’est pour ça que j’aime raconter des histoires. J’aime imaginer que quelqu’un endosse la voix de personnages. Je traverse et j’espère rendre ce que je sens. Comme je ne suis assurée de rien, quelque chose de neuf vient. Suffisamment réfléchi pour que je me fasse une idée, et assez flou pour que l’interaction opère avec les musiciens. »

Les voix qui racontent les histoires avancent avec des monticules de mots, et les féeries du dehors et du dedans. Et nous qui écoutons, recommençons quelque chose de l’enfance. Lorsqu’elle chante pour les « Petites oreilles », lorsqu’elle joue avec la poésie de Jacques Rebotier, lorsqu’elle interprète la boulangère aux Victoires de la Musique jazz, on ne sait pas si elle est onze ou douze voix à la fois, ou encore, si elle n’est pas habitée par un oiseau. C’est certainement l’un de ses points communs, pas le seul, avec le peuple de Mabinogion et sa tradition de contes qui sont au cœur du spectacle du même nom, interprété avec le Quatuor à cordes, Béla, à la Philharmonie de Paris, ces samedi et dimanche 13 et 14 janvier.