Sur vestiges, de Daniel D’Adamo

Sur vestiges
Quintette à cordes

      Composée à la demande du quatuor Béla et de Noémi Boutin pour constituer un programme de concert associé au quintette à cordes de Franz Schubert, Sur vestiges a été conçue pour une disposition scénique particulière: la violoncelliste fait face au public tandis qu’elle tourne le dos au quatuor, qui est placé dans un second plan. Cette dramaturgie si particulière pose des questions musicales multiples: le quatuor qui double le violoncelle, établit un double rapport avec celui-ci et, à la distance, avec son double schubertien. L’écriture de la pièce trouve alors son origine à l’intérieur même de cette configuration spatiale particulière où, à la manière des poupées russes, ses acteurs s’enlacent en même temps qu’ils se poursuivent, se confrontent, se harcèlent.

Hypergraphie, de Jeremias Iturra

Hypergraphie 
Quatuor à cordes

   Le concept d’Hypergraphie — manie de l’écriture pouvant être pathologique et poussant celui qui en est atteint a rédiger à tout propos des écrits généralement cohérents mais souvent trop prolixes ou verbeux — , a été utilisé par Isidore Isou pour désigner une pratique littéraire consistant à donner une place prépondérante à la sonorité et au graphisme des lettres et selon les termes du fondateur du mouvement « à la déstructuration des mots pour les lettres »

Les terres fertiles, de Robert Pascal

Les terres fertiles
Quatuor à cordes

 Le quatuor « Les terres fertiles » peut être présenté comme une grande forme pourtant développée dans un temps réduit. Ce point de vue un peu technique s’explique par le fait que l’œuvre est constituée d’une succession de moments très caractérisés, différenciés par exemple par leur allure et leur tempo, exactement comme une grande forme classique construite en plusieurs mouvements. Ici, pourtant, tout est ramassé en une douzaine de minutes.

Back to forward, d’Aurelio Edler-Copes

Aurelio EDLER-COPES, à propos de son œuvre pour harpe et quatuor à cordes. 

« Back to forward »
Commande du Quatuor Béla

Création le 20 novembre 2017, pour le Festival Sons d’Automne à Annecy.

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Dans cette nouvelle création pour Valeria Kafelnikov et le Quatuor Béla, autour du centenaire de la disparition de Claude Debussy, je souhaite avancer dans mes récentes recherches autour des processus compositionnels construits par analogie aux processus d’enregistrement, transformation et reproduction analogiques du son.
Ainsi, des actions comme rec, play, stop, pause, rew, ffw, scratch, reverse, loop, freeze, time stretching, sampling etc. seront transposés à l’écriture instrumentale afin de créer une oeuvre en même temps corporelle et mécanique.

Une danse, à l’exemple des Danses de Debussy, où les interprètes seront poussés à l’extrême de la précision tout en se laissant mener par la curiosité face à la richesse et la malléabilité du phénomène sonore.

Lien vers la page du concert « Dentelle mécanique », avec Valeria Kafelnikov