Albert Marcœur

Albert Marcœur

On les appelle parfois les habitants, ces hommes dont la poutre de leur univers est tenue par eux seuls, sans influence encombrante ni dispersion d’usage. Depuis le début des années 70, Albert Marcœur cultive son univers et ses compositions comme on creuse un sillon dans la terre pour y faire naître, avec patience et obstination, de fragiles et belles pousses.
Né à Dijon en 1947, il débute son parcours par l’étude de la clarinette au conservatoire et la formation de quelques groupes lycéens où le souffle rock l’emporte sur les gammes. Il formera bientôt avec ses frères Gérard et Claude, ainsi que d’autres musiciens, l’ensemble à géométrie variable qui prendra son nom : Albert Marcœur.
On a pu parfois dire de lui qu’il était le Zappa français, de la même façon qu’on le classe parfois en chanson sans raison. Albert Marcœur est un homme sans étiquette, exigeant, libre et inclassable, qui n’a comme terre d’élite que le champ des musiques obliques, où il croise de nombreux comparses aux univers aussi singuliers que le sien.

Son site

Jean-François Vrod

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Issu de la vague folk des années 70, Jean-François VROD commença à jouer du violon en autodidacte, le début d’un long parcours …
Depuis les collectages de musique traditionnelle en Auvergne, et la fondation du groupe « Café-Charbons », qui redonnait vie à ce répertoire, jusqu’à ses récentes expériences musicales parfois téméraires ou doucement iconoclastes, J-F Vrod est riche d’une expérience colorée, métissée de musique baroque, contemporaine, et improvisée bien sûr ! Il nous emmène dans un monde poétique résolument actuel, et néanmoins empreint des souvenirs universels, cachés dans la mémoire de tout un chacun.

Son site internet

Moriba Koïta

Moriba Koïta, grand griot Malien, joueur de n’goni est le digne représentant d’une culture où la musique, sans laquelle rien ne se fait, est aussi vitale que manger, draguer, regarder le ciel ou partir au boulot.

QBéla_Photo_Moriba Koïta par hélène Bozzi

Moriba vient du village de Kenenkoun, dans la région de Koulikoro à 55 km de Bamako, Il est issu d’une grande famille de griots. Dès l’âge de 4 ans, son père lui a enseigné le tama (percussion d’aisselle), puis le n’goni, deux intruments majeurs dans la famille des griots. Descendant d’une grande famille de griots maliens, Moriba Koïta est originaire du village de Kenenkoun, dans la région de Koulikoro à 55 km de Bamako. Moriba Koïta apprend auprès de son père et dès l’âge de quatre ans, le tama (percussion d’aisselle), puis le n’goni, deux intruments majeurs dans la famille des griots.

Il a été sélectionné par le Ministère des Arts et de la Culture pour intégrer l’Ensemble Instrumental National du Mali où il a joué pendant 12 ans. Sa maîtrise du n’goni Ba (n’goni basse) comme du n’goni Micin (n’goni aigu) lui vaudra, par la suite, d’être sollicité par toutes les grandes vedettes du Mali : Salif Keïta, les deux Fanta Damba, Kassé Mady Diabaté, Oumou Kouyaté, Amy Koïta, Nahawa Doumbia, Kandia Kouyaté

Il a enregistré pour Manu Dibango, Mory Kante, Salif Keïta, Nayanka Bell, Sekouba Bambino Diabaté, Cheick Tidiane Seck & Hank Jones, Dee Dee Bridgewater, Youssou Ndour et d’innombrables cassettes.

À Paris, il a fondé le grand ensemble mandingue Mandé Foli qui rassemblait la danse, les chants, et tous les instruments traditionnels du Mali, puis le groupe traditionnel Sorotoumou, avec lequel il a enregistré son premier album, Sorotoumou. Il se produit également en solo, racontant les joies et les peines de la vie quotidienne, les hauts faits de l’histoire Bambara, ou la toute-puissance de Dieu.

Il a joué et enregistré avec les griottes Mamani Keita et Oumou Kouyaté, on l’a croisé aussi parfois avec le groupe Moriarty.

Le 22 septembre 2016, il nous a quitté.

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« Moriba Koïta sait magnifiquement reproduire les inflexions de la voix humaine lorsqu’il joue de cette guitare maure et peuhle (…). De murmures malicieux en rêveries romantiques, de volubiles emballements en véhéments galops, ces luxuriances d’un autre âge nous transportent ». Eliane Azoulay, Télérama

Discographie

Moriba Koïta, Sorotoumou, 1997 – Cobalt
Hank Jones meets Check Tidiane Seck, Sarala, 1995 – Verve
Amy Koita, Songs Of Praise – Stern’s Records
Mamani Keita Yelema, by Nicolas Repac 2006 No Format/Universal Jazz
Dee Dee Bridgewater, Red Earth, 2006 Emarcy
Jean-Jacques Avenel, Waraba, 2004 Songlines

Photographies : Hélène Bozzi

Christopher Trapani

QBela_Photo_Christopher Trapani par Esin Pektas

Christopher TRAPANI est né en 1980 à la Nouvelle-Orléans (Louisiane). Il est diplômé de Harvard University et du Royal College of Music de Londres, où il a obtenu un Master sous la direction de Julian Anderson. En 2003 il s’installe à Paris, où il passe quatre ans dans la classe de Philippe Leroux et dans le cadre d’une résidence à la Cité Internationale des Arts. Après un séjour d’un an à Istanbul, où il bénéficie d’une bourse Fulbright pour étudier la microtonalité dans la musique classique ottomane, il retourne à Paris en septembre 2008 pour intégrer le cursus d’informatique musicale à l’IRCAM

Le Duo Sabîl

QBéla_Photo_Duo Sabîl

Ahmad Al Khatib, oud & composition
Youssef Hbeisch, percussions

Aujourd’hui maître consacré du oud, c’est en 1998 qu’Ahmad Al Khatib découvre Youssef Hbeisch (prononcer Habech) lors d’un concert. Impressionné par « la créativité de ce percussionniste de première classe »,